Santé : Les insectes pour lutter contre la faim dans le monde ?

 

Ce n’est pas nouveau, la population mondiale ne cesse de croître. L’humanité  se doit de s’adapter. Le bétail traditionnel, déjà trop gourmant en ressources ne pourra bientôt plus nous suffire. La solution nous vient alors d’Asie, où l’on consomme depuis des siècles, toutes sortes d’insectes.

 

  • Le steak haché est-il en voie d’extinction ?

 

Face à l’explosion démographique que l’humanité a connu ces cinquante dernières années, l’homme n’a eu de cesse de développer ses différents élevages. « Avec 20 milliards de têtes de bétail, deux fois plus que dans les années 1980, la terre a atteint le maximum supportable de ruminants. Il va bien falloir trouver des sources de protéines différentes », a déclaré Bruno Parmentier, directeur de l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers (ESA). Alors comment faire ? En effet, on dénombre vingt acides aminés composant les protéines, or huit ne peuvent pas être synthétisés. Au-delà de la régénérescence musculaire, ces acides fournissent au corps environs six grammes quotidiens d’azote. Cette absence risque donc de créer des carences, qui comme on peut le voir dans certaines régions d’Afrique et du sous continent indien donnent lieu à de graves retards de croissance ainsi qu’à un affaiblissement du système immunitaire.

 

  • Les insectes, seule alternative réelle ?

 

C’est pourquoi les protéines d’origine végétales ne peuvent remplacer les apports en protéines classiques, même le soja qui a pourtant des valeurs nutritionnelles proches de celle de la viande. Arrivent alors les insectes. Avec plus de 1200 espèces comestibles, leurs valeurs nutritives sont exceptionnelles, et de nombreuses populations s’en accommodent déjà. Il y aurait 2 milliards de consommateurs d’insectes régulier dans le monde que ce soit en Asie, en Afrique ou même en Réunion où l’on consomme les larves de guêpes maçonnes. Pour un occidental, manger des insectes relèverait presque de la folie, pourtant il en consomme déjà en moyenne 500 g par an à son insu, que ce soit en mangeant un fruit, de la confiture ou encore de simples confiseries généralement fabriquer à base de colorants alimentaires tels que le « rouge de cochenille. »

 

  • La viande, futur met de luxe ?

 

Pour l’entomologiste Marcel Dicke, de l’université de Wageningen, « La  question n›est  pas de savoir si consommer ou non des insectes, mais quand ça va commencer ». Il est vrai que tout pays qui se modernise voit immédiatement sa consommation de viande augmenter, lorsqu’il s’agit qui plus est de la Chine et de l’Inde qui à elles deux rassemble plus de 3 milliards d’habitants, il n’est pas utopique que de penser que dans quelques années, un simple « Big Mac » sera perçu comme un met haut de gamme.

Toutefois, les insectes ne sont pas de mauvais aliments, bien au contraire ! Ils ne sont pas que plus riche en protéines que la viande, ils sont aussi quasiment dépourvus de mauvais lipides. Tout en ajoutant à cela le faible impact environnemental, ils ne demandent que très peu de ressources, telles que l’eau ou de la nourriture pour se développer et ne rejettent pratiquement pas de gaz à effet de serre.

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